A LAURE
Au bord
Au clan des grèves brunes
Au fil de sous ma peau
Je délace mes noms
Mes regards inondant
Je m’abandonnerais
Comme à l’or, à l’orée
Des grêlées comme grêlons
Des pétroles
Les sureaux noircissant
Mais tendue
Détendue
Gréviste et avortée
Je glisse sous mes cryptes
Mes regards sabordés
Je vois tous les cancers, les latents, les envieux
Qui voudraient
Tous ces chancres
Dépenser mes envies
Quand à mon aiguillon j’offre la traversée
Vois
Toi
L’aiguillon
La diffusion primale
L’intuitive succion et mon encre bleu noir
Assouvir la Raison qui fusionne en mon sein !
Alors, à l’orée
Fuis-tu ce grain
Que ma peau fourvoyée à moitié déploie en dérives corolles ?
Fuis-tu ou me regardes-tu
Comme je me vois alors
Alors
A l’orée
A mes vies
Amarrée ?