Ô LIBRES CICATRICES QUE ME FONT LES OISEAUX !
Tous ces chemins de l’air que j’ai pris pour ma foi…
Ma foi de mer, de terre
Soulevée de mes bras
Jusqu’à la meurtrissure
A souvenir du vent dans mes cheveux
J’ai marché les chemins
Les lointains
J’ai porté mes épaules au delà de mes nues
Sur les brassées goulues de l’air
Et frappé les métaux
Entrechoqué les poids des plumes volantes
Et broyé mes os sur les voiles des vents qui me portaient là-haut
J’ai gravi les chemins de roches
Les graviers sous ma peau
Et mes crocs, mes échelles
Pourquoi ?
Pour m’ouvrir sur mes chairs
Les yeux, l’âme rivés
Aux libres cicatrices que me font les oiseaux.