AN UIR AEWATH (à jamais les oiseaux)
A jamais
Chanteront
Les oiseaux
Pour le roi de mes chairs
A jamais trahiront
Les amours passagères
Mes vues
Si descendantes
Ses reflets
Furibonds
Il y a dans chaque homme
Chaque trait
Les vins à sa mémoire
Le très vain, l’illusion
Et dans leurs dos courbés
Sur ma nuque vibrante
Les creux renoncements
Les raisins détrempés
La folle thérapie
Le manque détrôné
Sa trace
Sa fugue
Mon prince
Son appel
Sèment les lierres tranchants
La fugace survie
J’ai l’aimé mais ancré
A l’orée de mon lit
Et rien
Rien sais-tu
Ne saura te défaire
De mes chairs attachantes
Je t’ai fait
Souverain
Au supplice
A mon ciel.